lundi 28 novembre 2016

Bon temps d'Avent 2016 sur la Route

Le prophète Isaïe sait que le Seigneur Dieu est créateur de tous les biens de la terre. Le Seigneur prend soin de celui qui cultive la terre*, et ses récoltes sont un don de Dieu. Mais pour autant, l’agriculteur et le jardinier ne restent pas les bras croisés à attendre passivement que ça pousse.

Les mauvaises herbes et les ronces arrivent toutes seules.

Reconnaître que tout est don n’est pas une attitude passive, c’est au contraire entrer dans la logique du don et devenir soi-même donateur.

Notre dignité, c’est de nous accorder à cette perspective.

La foi transforme toutes les réalités matérielles en biens porteurs de symboles. Dans le royaume des Cieux, sur la terre comme au ciel, le ministre de l’Économie des biens symboliques stimule ses administrés en leur disant que plus on partage les biens symboliques, plus il y en a : leur distribution les multiplie. La puissance de vie du Créateur fait germer la vie qui s’offre en partage.

C’est la foi qui fait vivre, foi au Créateur et non pas foi au blé, aux carottes, au pétrole, aux ordinateurs. Ce ne sont pas les choses données, mais le geste du don qui nous fait vivre, parce que le don transforme une chose matérielle en cette même chose devenue vivifiante.

Nous sommes sans cesse tirés vers le péché qui nous fait prédateurs avides alors que la foi nous transforme en donateurs prodigues. Les réalités matérielles, physiques, techniques, financières, économiques, nous tirent vers l’inerte et vers la mort, mais lorsqu’elles sont reconnues par la foi comme étant données, elles nous poussent dans la vie. On donne sa vie pour ceux qu’on aime en partageant des choses concrètes avec eux.

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* Livre d’Isaïe, chapitre 4, verset 6.
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« L'action consiste à être véritablement attentif à vos pensées, bonnes ou mauvaises, à examiner la nature véritable de toute pensée qui s'élève, sans remonter au passé ni solliciter le futur, sans vous permettre de vous attacher aux expériences de joie ni d'être abattu par les situations tristes. Par là même, vous essayez d'atteindre l'état de grand équilibre et d'y demeurer ; là, bien et mal, paix et détresse, sont dénués d'identité véritable.» 

DUDJOM RINPOCHÉ.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 10, page 309 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quels sont les cinq pouvoirs ou « sagesses » du miroir représentant la nature de l'esprit ? 

Pour mémo :

« L'action consiste à être véritablement attentif à vos pensées, bonnes ou mauvaises, à examiner la nature véritable de toute pensée qui s'élève, sans remonter au passé ni solliciter le futur, sans vous permettre de vous attacher aux expériences de joie ni d'être abattu par les situations tristes. Par là même, vous essayez d'atteindre l'état de grand équilibre et d'y demeurer ; là, bien et mal, paix et détresse, sont dénués d'identité véritable. »

samedi 26 novembre 2016

Ignorants comme la grenouille du puits ?

Enfermés dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers, rares sont ceux d'entre nous qui peuvent seulement imaginer qu'il existe une autre dimension de l'esprit.

Patrul Rinpoché raconte l'histoire d'une vieille grenouille qui avait passé sa vie entière dans un puits humide et froid. Un jour, une grenouille qui venait de la mer lui rendit visite. 

« D'où viens-tu ? demanda la grenouille du puits.
- Du grand océan, répondit la grenouille de la mer.
- Il est grand comment, ton océan ?
- Il est gigantesque.
- Tu veux dire à peu près le quart de mon puits ?
- Plus grand.
- Plus grand ? Tu veux dire la moitié ?
- Non, encore plus grand.
- Est-il... aussi grand que ce puits ?
- C'est sans comparaison.
- C'est impossible ! Il faut que je voie ça de mes propres yeux ! » 

Elles se mirent toutes deux en route. Quand la grenouille du puits vit l'océan, ce fut un tel choc que sa tête éclata. 

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 4, page 96 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

À quoi Sogyal Rinpoché compare-t-il notre vraie nature et la confusion de notre esprit ordinaire ? 

Pour mémo :

Patrul Rinpoché raconte l'histoire d'une vieille grenouille qui avait passé sa vie entière dans un puits humide et froid. Un jour, une grenouille qui venait de la mer lui rendit visite. « D'où viens-tu ? demanda la grenouille du puits.
- Du grand océan, répondit la grenouille de la mer.
- Il est grand comment, ton océan ?
- Il est gigantesque.
- Tu veux dire à peu près le quart de mon puits ?
- Plus grand.
- Plus grand ? Tu veux dire la moitié ?
- Non, encore plus grand.
- Est-il... aussi grand que ce puits ?
- C'est sans comparaison.
- C'est impossible ! Il faut que je voie ça de mes propres yeux ! » Elles se mirent toutes deux en route. Quand la grenouille du puits vit l'océan, ce fut un tel choc que sa tête éclata.

Comme le Ciel face aux nuages de nos vies.

Quel que soit notre mode de vie, notre nature de bouddha demeure toujours présente - et toujours parfaite. Nous disons que même les bouddhas, dans leur infinie sagesse, ne peuvent l'améliorer et que les êtres sensibles, dans leur confusion apparemment illimitée, ne peuvent la dégrader.

On pourrait comparer notre vraie nature au ciel et la confusion de notre esprit ordinaire aux nuages. Certains jours, le ciel est complètement voilé et, du sol, en levant les yeux, il est difficile d'imaginer là-haut autre chose que des nuages. Pourtant, il suffit de se trouver dans un avion en vol pour découvrir qu'il existe, au-dessus d'eux, un ciel pur et illimité. Ces nuages, qui nous avaient semblé occuper tout l'espace, apparaissent alors bien petits et bien lointains.

Efforçons-nous de garder toujours présent à l'esprit que les nuages ne sont pas le ciel et ne lui « appartiennent » pas. Ils flottent et passent là-haut, d'une façon fortuite et légèrement ridicule. En aucune manière, ils ne peuvent tacher le ciel ou y laisser leur empreinte.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 4, page 109 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

En quoi consiste l'action selon Dudjom Rinpoché dans le cadre des enseignements sur la Vue, Méditation, Action ? 

Pour mémo :

On pourrait comparer notre vraie nature au ciel et la confusion de notre esprit ordinaire aux nuages. Certains jours, le ciel est complètement voilé et, du sol, en levant les yeux, il est difficile d'imaginer là-haut autre chose que des nuages. Pourtant, il suffit de se trouver dans un avion en vol pour découvrir qu'il existe, au-dessus d'eux, un ciel pur et illimité. Ces nuages, qui nous avaient semblé occuper tout l'espace, apparaissent alors bien petits et bien lointains.

jeudi 24 novembre 2016

Pas de bonheur égoïste

Nous pouvons dire, et même être à demi convaincus, que la compassion est merveilleuse mais, dans les faits, elle demeure profondément absente de nos actions, qui causent, à nous-mêmes comme à autrui, presque uniquement frustration et détresse au lieu du bonheur dont nous sommes tous en quête.

N'est-il pas absurde par conséquent que nous souhaitions tous le bonheur, mais que la majorité de nos actions et de nos émotions nous en écarte directement ?

Quelle est notre idée du bonheur ?

Un égoïsme rusé, narcissique, ingénieux, un protectionnisme de l'ego qui peuvent parfois, nous le savons tous, nous rendre extrêmement durs.

En fait, c'est exactement l'opposé qui est vrai : examinés attentivement, fixation égocentrique et amour de soi immodéré se révèlent être la racine même de tout le mal que nous infligeons, tant aux autres qu'à nous-mêmes.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 12, page 346 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Devrions-nous n'avoir aucune pensée, aucune émotion lorsque nous méditons ?

Pas de fumée sans feu

Certaines personnes pensent que, lorsqu'elles méditent, elles ne devraient avoir aucune pensée, aucune émotion. Si pensées ou émotions se manifestent, cela les contrarie, les fâche contre elles-mêmes et les persuade qu'elles ont échoué.

Rien n'est moins vrai.

Ainsi que le dit un proverbe tibétain : « C'est beaucoup demander que de vouloir de la viande sans os et du thé sans feuilles. ».

Tant que vous aurez un esprit, des pensées et des émotions s'élèveront.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 5, page 155 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quelle histoire raconte Patrul Rinpoché pour illustrer notre difficulté à imaginer qu'il existe une autre dimension de l'esprit que celle que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers ? 

Pour mémo :

Tant que nous aurons un esprit, des pensées et des émotions s'élèveront.

mardi 22 novembre 2016

Face aux doutes et face à la Vérité


Le Bouddha nous exhorte à un autre type de doute, comme « lorsqu'on analyse l'or en le chauffant, l'entaillant et le frottant afin d'en tester la pureté ».

Mais nous ne possédons ni le discernement, ni le courage, ni l'entraînement nécessaires pour cette forme de doute qui, si nous la suivions jusqu'au bout, nous exposerait réellement à la vérité. Notre éducation nous a habitués à un esprit de contradiction si stérile que nous sommes incapables d'une ouverture réelle à une vérité plus vaste, susceptible de nous ennoblir. 

Je vous demanderai de remplacer le doute nihiliste de notre époque par ce que j'appelle un « doute noble », cette sorte de doute qui fait partie intégrante du chemin vers l'éveil.

Menacé d'extinction, notre monde ne peut se permettre de bannir la vérité immense des enseignements mystiques qui nous ont été transmis. Au lieu de mettre en doute ces enseignements, pourquoi ne pas prendre conscience de notre ignorance et douter de nous-mêmes, de notre conviction d'avoir déjà tout compris, de notre attachement et de nos faux-fuyants ?

Pourquoi ne pas remettre en cause notre passion pour de prétendues explications de la réalité qui n'évoquent en rien la sagesse majestueuse et universelle que les maîtres, ces messagers de la Réalité, nous ont révélée ? 

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 8, page 242 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Question du jour (réponse dans l'étincelle de demain)

Quelle est notre idée erronée du bonheur ?

lundi 21 novembre 2016

Fais de moi ton serviteur, ton souffle, ton âme.


0 amour, ô amour pur et profond, sois ici, sois maintenant,
Sois tout ; les mondes se dissolvent dans ta splendeur immaculée et infinie,
Tu fais briller de frêles feuilles vivantes d'un éclat plus grand que les froides étoiles :
Fais de moi ton serviteur, ton souffle, ton âme.

RÛMI.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 22, page 647 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quelle image utilise le Bouddha, lorsqu'il nous exhorte à un autre type de doute, plus « noble » que le doute nihiliste de notre époque et qui nous ouvre réellement à la vérité ?

dimanche 20 novembre 2016

L'action, sa motivation, sa réalisation, comme on en jouit et son fruit

Le karma signifie que tout ce que nous faisons au moyen de notre corps, notre parole et notre esprit entraîne un résultat correspondant. Chaque action, même la plus insignifiante, porte en elle-même ses conséquences. Les maîtres font remarquer qu'une dose infime de poison suffit à causer la mort, et qu'une graine minuscule peut devenir un arbre immense. Et le Bouddha disait : « Ne jugez pas à la légère une action négative sous prétexte qu'elle est de peu d'importance ; même une toute petite étincelle peut embraser une meule de foin de la taille d'une montagne. »

Il disait également : « Ne méprisez pas d'infimes actions positives en pensant : "cela n'a aucune conséquence" ; des gouttes d'eau, même minuscules, finissent en effet par remplir un récipient énorme. »

Le karma ne se désagrège pas comme les objets matériels, il ne devient jamais inactif. Il ne peut être détruit « ni par le temps, ni par le feu, ni par l'eau ». Son pouvoir ne saurait disparaître tant qu'il n'aura pas mûri.

Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 6, page 187 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Ceci est ce que nous enseigne le Bouddha-dharma. Par ailleurs il est dit et nous pouvons tous le constater :

La seule bonne qualité d'une action négative, est qu'elle peut être réparée, purifiée ou pardonnée avant d'avoir porté son fruit. Ce qui ne l'efface pas mais qui peut atténuer ses conséquences ou leur intensité. Ce qui est fait est fait.

Nous ne sommes pas nos actions, mais nous portons les actions négatives comme en potence sur le dos ou en boulet aux chevilles ou aux mains et elles nous enlaidissent, et c'est comme si nous portions nos actions positives en ailes sur le dos ou en auréoles sur la tête, et elles nous embellissent.

 Invitation à la contemplation

Quelle invocation fait Rûmî à l'amour pur et profond ?

samedi 19 novembre 2016

Contemplation d'une étape, possible mais incertaine

Le corps est étendu sur un lit pour la dernière fois,
Des voix murmurent des paroles d'adieu,
L'esprit regarde passer un ultime souvenir :
Quand cette scène finale se jouera-t-elle pour vous ?

LE VIIE DALAÏ-LAMA.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 2, page 64 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quelle est la signification du karma ?

vendredi 18 novembre 2016

Miracle de rencontrer un précieux guide sur le chemin

Lorsque nous avons prié, désiré, recherché ardemment la vérité durant de nombreuses vies, lorsque notre karma a été suffisamment purifié, se produit alors une sorte de miracle. Et ce miracle, si nous savons le comprendre et l'utiliser, peut mettre fin à jamais à l'ignorance : le maître intérieur, qui a toujours été avec nous, se manifeste sous la forme du « maître extérieur » que nous rencontrons alors, presque comme par magie, dans la réalité. Il n'est pas, dans une vie, de rencontre plus importante.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 9, page 258 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quelle contemplation sur notre propre mort est particulièrement efficace ?

(Piste : celle que nous encourage à réaliser le VIIe Dalaï-Lama)

jeudi 17 novembre 2016

Promesse de Vie éternelle éprouvée

Ceux qui ont vécu l'expérience de proximité de la mort ont signalé un éventail saisissant de répercussions et de changements. Une femme raconte : 

« Ce qui a émergé lentement, c'était un sens renforcé de l'amour, la possibilité de communiquer cet amour, la capacité de recevoir de la joie et du plaisir de ce qui m'entourait, même des choses les plus infimes et les plus insignifiantes... une grande compassion est née en moi envers ceux qui étaient malades et affrontaient la mort ; je voulais tant leur faire savoir, leur faire comprendre, que le processus de la mort n'est rien de plus qu'un prolongement de la vie. » 

Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 3, page 76 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée,
Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation :

Quelle sorte de miracle se produit lorsque nous avons prié, désiré, recherché ardemment la vérité durant de nombreuses vies et lorsque notre karma a été suffisamment purifié ?

mardi 15 novembre 2016

La juste place du doute sur le chemin

Ne prenons pas les doutes trop au sérieux. Ne les laissons pas prendre des proportions démesurées, ne devenons pas manichéens ou fanatiques à leur égard. Ce lien passionnel que notre culture nous a conditionnés à entretenir avec le doute, apprenons plutôt à le transformer peu à peu en une relation libre, pleine d'humour et de compassion. Cela signifie qu'il nous faut accorder du temps aux doutes et à nous-mêmes, afin de trouver à nos questions des réponses qui ne soient pas simplement intellectuelles ou « philosophiques » mais vivantes, réelles, authentiques et pratiques.

Les doutes ne peuvent pas être résolus instantanément mais, si nous sommes patients, un espace apparaîtra en nous au sein duquel ils pourront être soigneusement et objectivement examinés, clarifiés, dissipés et apaisés. Ce qui nous manque, dans notre culture en particulier, c'est un environnement approprié, libre de distraction, riche et spacieux pour notre esprit. Il ne peut être créé que par une pratique assidue de la méditation, et c'est dans cette atmosphère que nos aperçus de la sagesse auront la possibilité de croître et d'arriver peu à peu à maturité.

Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 8, page 244 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Vers ou Avec St Jacques de Compostelle (ou Marie ou Jésus ou Dominique ou l'image vivante de Sagesse d'Amour et de Compassion Universelles quoi vous soutient), il s'agit d'entrer régulièrement en oraison, aux 5 ou 6 moment propices du jour et de la nuit (le chemin se fait monastère pour accueillir la sagesse du coeur de l'ainseité parfaite depuis l'origine).

Bonne Route sans aucun doute mortel, mais juste le doute raisonnable qui ouvre notre discernement salutaire.

Amen



lundi 7 novembre 2016

Suivre un chemin spirituel

Pour survivre sur le chemin spirituel, nous avons de nombreux défis à relever... et beaucoup à apprendre. Nous devons découvrir comment déjouer les obstacles et les difficultés, comment venir à bout des doutes et démasquer les vues erronées, comment trouver l'inspiration lorsque nous nous y sentons le moins disposés, comment nous comprendre, nous-mêmes et nos états d'âme, comment travailler réellement avec les enseignements et les pratiques et les intégrer dans notre vie quotidienne, comment éveiller la compassion et la mettre en pratique, et comment transformer notre souffrance et nos émotions. 

Sur le chemin spirituel, nous avons tous besoin du support et de la base justes qui proviennent de la véritable connaissance des enseignements ; l'on ne saurait trop insister sur ce point. Car plus nous étudierons et pratiquerons, plus le discernement, la clarté et la vision profonde s'intégreront en nous. Ainsi, lorsque la vérité viendra frapper à notre porte, nous la reconnaîtrons avec certitude et lui ouvrirons avec joie, car nous aurons deviné qu'elle pourrait bien être la vérité de ce que nous sommes réellement.