dimanche 5 mars 2017

Bon Carême, définitions et rappels (copié collé sans commentaire)

QU’EST-CE QUE LE CARÊME ?

On appelle « carême » la période de quarante jours (quadragesima) réservée à la préparation de Pâques, et marquée par l’ultime préparation des catéchumènes qui doivent recevoir le baptême le jour de Pâques.

DEPUIS QUAND VIT-ON LE CARÊME ?

POURQUOI LE CARÊME DANS L’EGLISE CATHOLIQUE ?

QUEL EST DONC L’ESPRIT DU CARÊME ?

QU’EST-CE QUE LA PENITENCE ?

QUELLES SONT LES MANIFESTATIONS DE LA PENITENCE ?

SOMMES-NOUS OBLIGES A FAIRE PENITENCE ?

QUELS SONT LES JOURS ET LES TEMPS PENITENTIELS ?

QUE DOIT-ON FAIRE PENDANT LES VENDREDIS DE L’ANNEE ?

QUAND EST LE CARÊME ?

QU’EST-CE QUE LE MERCREDI DES CENDRES ?

QUAND A LIEU L’ORIGINE DE LA PRATIQUE DES CENDRES ?

QUAND SE FONT LA BENEDICTION ET IMPOSITION DES CENDRES ?

D’OU VIENNENT LES CENDRES ?

QUEL EST LE SYMBOLE DES CENDRES ?

Le symbolisme des cendres est le suivant :
a) condition de faiblesse et de vanité de l’homme, qui avance vers la mort ;
b) condition pécheresse de l’homme
c) Prière et supplication ardente pour que Dieu lui vienne en aide ;
d) Résurrection, étant donné que tout hommes est appelé à participer au triomphe du Christ.

A QUOI NOUS INVITE L’EGLISE PENDANT LE CARÊME ?

L’Eglise nous invite à faire du Carême un temps de retraite spirituelle dans lequel l’effort de méditation et de prière doit être soutenu d’un effort de mortification personnelle, laissée à la libre générosité de chacun.

QUELS SONT LES CONSEQUENCE D’UN BON CARÊME ?

Si on vit bien le Carême, on doit obtenir une authentique et profonde conversion personnelle, et nous préparer de cette manière à la plus grande fête de l’année : le dimanche de la Résurrection du Seigneur.

QU’EST-CE QUE LA CONVERSION ?

Se convertir veut dire se réconcilier avec Dieu, s’éloigner du mal, pour établir une relation d’amitié avec le Créateur.
Cela suppose de se laisser aller au repentir et à la Confession de tous et chacun de nos péchés.
Une fois rétablis dans la grâce (sans conscience de péché mortel), nous devons prendre la résolution de changer de l’intérieur (dans les attitudes) tout ce qui ne plaît pas à Dieu.

POURQUOI DIT-ON QUE LE CARÊME EST UN « TEMPS FORT » ET UN « TEMPS PENITENTIEL » ?

« Les temps et jours de pénitence au cours de l’année liturgique (le temps du carême, chaque vendredi en mémoire de la mort du Seigneur) sont des moments forts de la pratique pénitentielle de l’Eglise. Ces temps sont particulièrement appropriés pour les exercices spirituels, les liturgies pénitentielles, les pèlerinages en signe de pénitence, les privations volontaires comme le jeûne et l’aumône, le partage fraternel (œuvres caritatives et missionnaires) ». (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 1438)

COMMENT CONCRETISER MON DESIR DE CONVERSION ?

De diverses manières, mais toujours en réalisant des œuvres de conversion, comme par exemple :
1. S’approcher du Sacrement de Réconciliation (Sacrement de la Pénitence ou Confession) et faire une bonne confession : claire, concise, concrète et complète.
2. Dépasser les divisions par le pardon, et grandir dans l’esprit fraternel.
3. Pratiquer les Œuvres de miséricorde.

QUELLES SONT LES ŒUVRES DE MISERICORDE ?

Les œuvres de miséricorde spirituelles sont :
Enseigner l’ignorant.
Conseiller celui qui en a besoin.
Corriger l’égaré.
Pardonner les injures.
Consoler le triste.
Souffrir avec patience les adversités et les faiblesses du prochain.
Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Les œuvres de miséricorde corporelles sont :
Visiter le malade.
Donner à manger à celui qui a faim.
Donner à boire à celui qui a soif.
Secourir le captif.
Vêtir celui qui est sans vêtement.
Accueillir le pèlerin.
Enterrer les morts.

QUELLES SONT LES OBLIGATIONS D’UN CATHOLIQUE PENDANT LE CARÊME ?

Il doit accomplir le précepte du jeûne le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint et celui de l’abstinence chaque vendredi, ainsi que la confession et la communion.

EN QUOI CONSISTE LE JEÛNE ?

Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. On ne doit rien manger entre les repas, sauf cas de maladie.

QUI EST OBLIGE AU JEÛNE ?

La loi du jeûne oblige tous ceux qui sont majeurs, jusqu’à l’âge de 59 ans. (cfr. CIC, n° 1252)

QU’EST-CE QUE L’ABSTINENCE ?

L’abstinence est le fait de se priver de viande (rouge, blanche ou dérivée).

QUI EST OBLIGE A L’ABSTINENCE ?

La loi de l’abstinence oblige tous ceux qui ont accompli 14 ans (CIC, n° 1252).

PEUT-ON CHANGER LA PRATIQUE DU JEÛNE ET DE L’ABSTINENCE ?

On ne doit pas vivre le jeûne ou l’abstinence comme une imposition, mais plutôt comme un moyen concret par lequel l’Eglise nous invite à croître dans le véritable esprit de pénitence.

QUELS SONT LES ASPECTS PASTORAUX QU’IL CONVIENT DE SOULIGNER PENDANT LE CARÊME ?

Le temps du Carême est un temps liturgique fort, dans lequel toute l’Eglise se prépare à la célébration des fêtes pascales. La Pâque du Seigneur, le Baptême et l’invitation à la réconciliation, moyennant le sacrement de la Pénitence, sont ses grandes coordonnées.
Il est conseillé d’utiliser comme moyen pastoral :
1) la catéchèse du Mystère pascal et des sacrements ;
2) l’exposition et la célébration abondante de la Parole de Dieu
3) la participation, si possible quotidienne, à la liturgie de
carême, aux célébrations pénitentielles et, surtout, à la réception du sacrement de pénitence :
4) les exercices spirituels, les pèlerinages en signe de pénitence, les privations volontaires comme le jeûne et l’aumône et les œuvres caritatives et missionnaires.

QUEL EST LE SENS DU CHEMIN DE CROIX ?

Faire le chemin de croix est une cérémonie qui nous fait revivre les évènements de la passion de Jésus et nous fait réfléchir à la signification de ces évènements. On pense aux souffrances du Christ et on fait l’expérience de l’amour que révèle son attitude. Cette méditation éveille en nous un sentiment de compassion et de gratitude envers le Seigneur qui nous a aimé jusqu’au bout.
Cette cérémonie nous fait vivre avec amour notre propre croix. "Celui qui veut marcher derrière moi, qu’il se renonce lui même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive", nous a dit Jésus. Nous trouvons dans l’exemple du Christ l’attitude que nous sommes invités à vivre à notre tour. C’est ainsi que nous participons à la croix du Christ.
Certains mystiques, comme saint François d’Assise qui a reçu les stigmates, Angèle de Foligno, A.Catherine Emmerich, ont vécu d’une manière très intense la passion de Jésus. Le chemin de croix est une dévotion catholique. Il ne fait pas parti de la liturgie de l’Église, mais c’est une dévotion très recommandée par les papes.

Avez-vous des idées d’efforts de Carême ?

vendredi 6 janvier 2017

Oubliez vous sur la route, laissez y votre peau de serpent et montrez votre cœur

Nous sommes tellement habitués à porter exclusivement notre regard vers l'extérieur que nous avons pratiquement perdu tout accès à notre être intime. Nous sommes épouvantés à l'idée de regarder en nous-mêmes, parce que notre culture ne nous a donné aucune idée de ce que nous allons y trouver. Nous pouvons même craindre que cette démarche ne nous mette en danger de folie. C'est là l'ultime et ingénieux stratagème de l'ego pour nous empêcher de découvrir notre vraie nature. 

Nous nous créons ainsi une vie tellement trépidante que nous éliminons le moindre risque de regarder en nous-mêmes. Même l'idée de méditation peut être effrayante pour certains. Lorsque nous entendons des expressions telles que « sans ego » ou « vacuité », nous imaginons que faire l'expérience de ces états équivaudrait à être éjecté d'un vaisseau spatial pour flotter à jamais dans un vide obscur et glacé. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Mais, dans un monde voué à la distraction, le silence et la tranquillité nous terrifient. Nous nous en préservons par le bruit et une activité effrénée. Examiner la nature de notre esprit est la dernière démarche que nous oserions entreprendre. 

AUSSI, Si vous asseoir et méditer vous paralyse, faites donc un pèlerinage à pieds, ou en fauteuil si vous êtes déjà paralysé. Mais lâchez le toit de votre véhicule ou de votre maison qui empêche votre esprit-coeur de s'élever.

lundi 28 novembre 2016

Bon temps d'Avent 2016 sur la Route

Le prophète Isaïe sait que le Seigneur Dieu est créateur de tous les biens de la terre. Le Seigneur prend soin de celui qui cultive la terre*, et ses récoltes sont un don de Dieu. Mais pour autant, l’agriculteur et le jardinier ne restent pas les bras croisés à attendre passivement que ça pousse.

Les mauvaises herbes et les ronces arrivent toutes seules.

Reconnaître que tout est don n’est pas une attitude passive, c’est au contraire entrer dans la logique du don et devenir soi-même donateur.

Notre dignité, c’est de nous accorder à cette perspective.

La foi transforme toutes les réalités matérielles en biens porteurs de symboles. Dans le royaume des Cieux, sur la terre comme au ciel, le ministre de l’Économie des biens symboliques stimule ses administrés en leur disant que plus on partage les biens symboliques, plus il y en a : leur distribution les multiplie. La puissance de vie du Créateur fait germer la vie qui s’offre en partage.

C’est la foi qui fait vivre, foi au Créateur et non pas foi au blé, aux carottes, au pétrole, aux ordinateurs. Ce ne sont pas les choses données, mais le geste du don qui nous fait vivre, parce que le don transforme une chose matérielle en cette même chose devenue vivifiante.

Nous sommes sans cesse tirés vers le péché qui nous fait prédateurs avides alors que la foi nous transforme en donateurs prodigues. Les réalités matérielles, physiques, techniques, financières, économiques, nous tirent vers l’inerte et vers la mort, mais lorsqu’elles sont reconnues par la foi comme étant données, elles nous poussent dans la vie. On donne sa vie pour ceux qu’on aime en partageant des choses concrètes avec eux.

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* Livre d’Isaïe, chapitre 4, verset 6.
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« L'action consiste à être véritablement attentif à vos pensées, bonnes ou mauvaises, à examiner la nature véritable de toute pensée qui s'élève, sans remonter au passé ni solliciter le futur, sans vous permettre de vous attacher aux expériences de joie ni d'être abattu par les situations tristes. Par là même, vous essayez d'atteindre l'état de grand équilibre et d'y demeurer ; là, bien et mal, paix et détresse, sont dénués d'identité véritable.» 

DUDJOM RINPOCHÉ.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 10, page 309 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quels sont les cinq pouvoirs ou « sagesses » du miroir représentant la nature de l'esprit ? 

Pour mémo :

« L'action consiste à être véritablement attentif à vos pensées, bonnes ou mauvaises, à examiner la nature véritable de toute pensée qui s'élève, sans remonter au passé ni solliciter le futur, sans vous permettre de vous attacher aux expériences de joie ni d'être abattu par les situations tristes. Par là même, vous essayez d'atteindre l'état de grand équilibre et d'y demeurer ; là, bien et mal, paix et détresse, sont dénués d'identité véritable. »

samedi 26 novembre 2016

Ignorants comme la grenouille du puits ?

Enfermés dans la cage sombre et exiguë que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers, rares sont ceux d'entre nous qui peuvent seulement imaginer qu'il existe une autre dimension de l'esprit.

Patrul Rinpoché raconte l'histoire d'une vieille grenouille qui avait passé sa vie entière dans un puits humide et froid. Un jour, une grenouille qui venait de la mer lui rendit visite. 

« D'où viens-tu ? demanda la grenouille du puits.
- Du grand océan, répondit la grenouille de la mer.
- Il est grand comment, ton océan ?
- Il est gigantesque.
- Tu veux dire à peu près le quart de mon puits ?
- Plus grand.
- Plus grand ? Tu veux dire la moitié ?
- Non, encore plus grand.
- Est-il... aussi grand que ce puits ?
- C'est sans comparaison.
- C'est impossible ! Il faut que je voie ça de mes propres yeux ! » 

Elles se mirent toutes deux en route. Quand la grenouille du puits vit l'océan, ce fut un tel choc que sa tête éclata. 

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 4, page 96 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

À quoi Sogyal Rinpoché compare-t-il notre vraie nature et la confusion de notre esprit ordinaire ? 

Pour mémo :

Patrul Rinpoché raconte l'histoire d'une vieille grenouille qui avait passé sa vie entière dans un puits humide et froid. Un jour, une grenouille qui venait de la mer lui rendit visite. « D'où viens-tu ? demanda la grenouille du puits.
- Du grand océan, répondit la grenouille de la mer.
- Il est grand comment, ton océan ?
- Il est gigantesque.
- Tu veux dire à peu près le quart de mon puits ?
- Plus grand.
- Plus grand ? Tu veux dire la moitié ?
- Non, encore plus grand.
- Est-il... aussi grand que ce puits ?
- C'est sans comparaison.
- C'est impossible ! Il faut que je voie ça de mes propres yeux ! » Elles se mirent toutes deux en route. Quand la grenouille du puits vit l'océan, ce fut un tel choc que sa tête éclata.

Comme le Ciel face aux nuages de nos vies.

Quel que soit notre mode de vie, notre nature de bouddha demeure toujours présente - et toujours parfaite. Nous disons que même les bouddhas, dans leur infinie sagesse, ne peuvent l'améliorer et que les êtres sensibles, dans leur confusion apparemment illimitée, ne peuvent la dégrader.

On pourrait comparer notre vraie nature au ciel et la confusion de notre esprit ordinaire aux nuages. Certains jours, le ciel est complètement voilé et, du sol, en levant les yeux, il est difficile d'imaginer là-haut autre chose que des nuages. Pourtant, il suffit de se trouver dans un avion en vol pour découvrir qu'il existe, au-dessus d'eux, un ciel pur et illimité. Ces nuages, qui nous avaient semblé occuper tout l'espace, apparaissent alors bien petits et bien lointains.

Efforçons-nous de garder toujours présent à l'esprit que les nuages ne sont pas le ciel et ne lui « appartiennent » pas. Ils flottent et passent là-haut, d'une façon fortuite et légèrement ridicule. En aucune manière, ils ne peuvent tacher le ciel ou y laisser leur empreinte.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 4, page 109 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

En quoi consiste l'action selon Dudjom Rinpoché dans le cadre des enseignements sur la Vue, Méditation, Action ? 

Pour mémo :

On pourrait comparer notre vraie nature au ciel et la confusion de notre esprit ordinaire aux nuages. Certains jours, le ciel est complètement voilé et, du sol, en levant les yeux, il est difficile d'imaginer là-haut autre chose que des nuages. Pourtant, il suffit de se trouver dans un avion en vol pour découvrir qu'il existe, au-dessus d'eux, un ciel pur et illimité. Ces nuages, qui nous avaient semblé occuper tout l'espace, apparaissent alors bien petits et bien lointains.

jeudi 24 novembre 2016

Pas de bonheur égoïste

Nous pouvons dire, et même être à demi convaincus, que la compassion est merveilleuse mais, dans les faits, elle demeure profondément absente de nos actions, qui causent, à nous-mêmes comme à autrui, presque uniquement frustration et détresse au lieu du bonheur dont nous sommes tous en quête.

N'est-il pas absurde par conséquent que nous souhaitions tous le bonheur, mais que la majorité de nos actions et de nos émotions nous en écarte directement ?

Quelle est notre idée du bonheur ?

Un égoïsme rusé, narcissique, ingénieux, un protectionnisme de l'ego qui peuvent parfois, nous le savons tous, nous rendre extrêmement durs.

En fait, c'est exactement l'opposé qui est vrai : examinés attentivement, fixation égocentrique et amour de soi immodéré se révèlent être la racine même de tout le mal que nous infligeons, tant aux autres qu'à nous-mêmes.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 12, page 346 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Devrions-nous n'avoir aucune pensée, aucune émotion lorsque nous méditons ?

Pas de fumée sans feu

Certaines personnes pensent que, lorsqu'elles méditent, elles ne devraient avoir aucune pensée, aucune émotion. Si pensées ou émotions se manifestent, cela les contrarie, les fâche contre elles-mêmes et les persuade qu'elles ont échoué.

Rien n'est moins vrai.

Ainsi que le dit un proverbe tibétain : « C'est beaucoup demander que de vouloir de la viande sans os et du thé sans feuilles. ».

Tant que vous aurez un esprit, des pensées et des émotions s'élèveront.

 Pour aller plus loin :
Cf. chapitre 5, page 155 
Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort,
Nouvelle édition augmentée, Le Livre de Poche

Invitation à la contemplation

Quelle histoire raconte Patrul Rinpoché pour illustrer notre difficulté à imaginer qu'il existe une autre dimension de l'esprit que celle que nous nous sommes fabriquée et que nous prenons pour la totalité de l'univers ? 

Pour mémo :

Tant que nous aurons un esprit, des pensées et des émotions s'élèveront.